En 2017, Marion Motin était en résidence au FLOW pour sa création "Massacre"

Le mouvement est l’esprit palpable

 

Marion Motin

Bercée par une enfance baignée de musique, à 3 ans elle esquisse ses premiers pas d'éveil corporel, puis fait ses armes au conservatoire en classique et en contemporain mais c'est sur les rythmes endiablés de Michael Jackson ou de James Brown que Marion se lâche. C'est finalement en 1997, sur le lino des centres commerciaux qu'elle fusionne avec la danse hip hop, accompagnée de son crew "7ème sens". Certaines rencontres seront déterminantes, l'histoire et le savoir faire de la « street dance » lui sont transmis par les grands noms de la scène hip hop française et internationale. Danseuse polyvalente, elle a su en quelques années développer un parcours singulier, en effet entre deux battles, elle foule les planches dans « Royaume-Uni » un spectacle d’Angelin Preljocaj puis part en tournée aux côtés de Madonna. C'est à son retour qu'elle se lance dans la chorégraphie avec Stromae ou encore Christine and the Queens puis dernièrement France Gall pour la comédie musicale "Résiste". Marion Motin se consacre avant tout à ses propres créations au sein de sa compagnie. Interprété par les "Swaggers", son crew exclusivement féminin, le spectacle "In The Middle" se joue à la Villette, aux Transmusicales de Rennes ou encore en 1ère partie de Stromae ou Florence Forresti à Bercy. Son deuxième spectacle en 2015 "Dharani" se joue à Boris Vian (La Villette) pour la 1ère et se veut bien plus hybride, interprété par des danseurs issus du hip hop mais !également de la scène contemporaine. Un extrait de "In The Middle" est introduit dans "Répertoire", un spectacle de Mourad Merzouki qui rassemble les pièces de Kader Attou, Bouba Landrille, Anthony Egea et Mourad Merzouki lui-même. Marion Motin travaille sur le mouvement immédiat et développe sa vision de la danse en laissant parler les corps tels qu'ils sont, s’inspirant de la personnalité de chaque interprète.

 

" Massacre" chorégraphié et mis en scène par Marion Motin 

Ce spectacle met en scène les cycles et les différents états pendant un projet créatif : l'état de convalescence, cet espace lunaire dans lequel on se trouve, ces idées qui flottent, ces émotions qui errent hors de notre corps dans une espèce de magma placentaire. Rien n'est palpable, tout est distorsion et décompensation.

Massacre raconte l'étroite relation entre la danse et moi. Ce tiraillement entre la volonté d'arrêter et le besoin de créer.

Marion Motin